Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 13:55
Lors de la première sortie de printemps et après les réparations de l'hiver, la tete de la dérive a terminé de délaminer et a craqué. Plus de point d'attache pour rentrer/sortir la dérive.
Justement, lors de l'achat du bateau, le vendeur me signale qu'il a acheté une dérive neuve. Il avait du remarquer qu'elle était bien abimée.


Retirer la dérive du bateau est une opération simple : il y a deux vis à défaire. Les vis retiennent les deux equerres au bout desquelles on trouve l'axe de la dérive.





Dès que j'essaie d'installer la nouvelle dérive, je comprends pourquoi le vendeur ne l'a pas fait lui-meme : l'axe est riveté. Impossible de changer la dérive sans scier le rivet et surtout, comment fixer la nouvelle dérive ? A vue de nez, le diamètre du rivet est entre 8 et 10mm, dans un métal qui ne rouille pas, je dirais de l'inox. Evidemment, un particulier ne sait pas faire ce genre de rivet. Une vis et un écrou, c'est facile, un "rivet-pop", passe encore, mais un rivet inox assez gros, la ca décourage.

A moi de faire mieux
  • je cherche une solution à base de vis, mais à mon avis il n'y a pas assez de place pour loger des écrous dans le puit de dérive.
  • je cherche une solution sur internet. Apparemment, personne n'a jamais remplacé la dérive de son vieux 420. (j'ai du mal chercher)
  • Je cherche un fournisseur sur internet. Je trouve des axes avec bague de nylon et fixation écrous. Ca me parait correspondre à des bateaux plus récents que le mien. Je ne vois pas comment faire pour caser les écrous.
  • Je cherche un artisan dans les ports de mon ile, spécialisé dans "la ferraille". Ils n'ont pas l'air très motivés. J'ai oublié de demander à mes 2 fournisseurs habituels (l'un pour le bois, l'autre pour la fibre) qui m'auraient certainement dépannés.
Finalement, je me rends compte en questionnant un reparateur de bateaux à moteur que je devrais pouvoir le faire moi-meme. Apres tout, le rivet, je vois bien que c'est un tube en inox sur la tete duquel on a tapé un grand coup !

Je me lance donc.
A la scie sauteuse, je decoupe l'ancienne dérive autour du trou pour séparer le bois du métal. Il me reste donc deux equerres liées par un tube riveté de 2 cm de lg environ.
Ensuite, je découpe par le milieu ce que je crois etre l'axe .

Ce n'est pas ce que je fais de mieux car je n'ai pas deviné qu'il y a deux "tubes" :
Je me fends d'un petit schéma qui vaut mieux q'un long discours.

  • Le tube extérieur est ce qu'on appelle une bague. Elle mesure 10mm de diamètre extérieur et limite les frottements entre la dérive et l'axe.
  • le tube interieur est l'axe et il est le seul riveté ; il mesure 8mm de diamètre extèrieur

Je recommande donc a ceux qui auraient envie de changer leur dérive de ne pas découper la bague mais plutot de limer le rivet à l'une de ses extrémités. Vous pourrez appliquer la meme méthode que moi et vous garderez intacte la bague. Votre réalisation sera plus réussie que la mienne. Attention à ne pas limer l'équerre en limant le rivet.

J'ai donc coupé la bague en deux et me voilà bien embeté. (d'autant plus que mon papa m'avait conseillé l'autre solution et que je ne l'ai pas écouté :oops: ).

Je chjerche un peu et je trouve une solution :
  • l'axe sera fait en tube alu diametre 8mm que l'on trouve au metre dans les magasins de bricolage. Cout : 3,20€
  • les deux demi-morceaux restant de la bague seront emboités dessus
  • le tube sera riveté aux extrémités, en tapant dessus aussi propement que possible ! :jk

Pour parvenir à effectuer le rivetage, il faut
  • ne pas couper tout de suite le tube
  • fendre une extrémité du tube en croix, à l'aide d'une disqueuse équipée d'un disque fin. On peut sans doute améliorer la technique en utilisant un petit disque à tronconner pour modélisme (diamètre 3~5cm) sur une visseuse ou une "dremel". Dès cette phase, il convient de faire très attention à ne pas fragiliser la base de chacune des pattes que l'on est en train de créer, car on va tordre chaque patte à sa base.
  • passer le tube dans la première équerre, laisser dépasser la tete fendue, trouver un moyen de caler l'équerre verticalement par exemple dans un étau. Il va faire office d'enclume.
  • à l'aide d'un tournevis plat ouvrir la croix et écarter doucement les pattes ainsi fabriquées sur la tete du tube. Toujours éviter de ne pas casser les pattes
  • à l'aide d'un marteau aplatir petit à petit chacune des quatre pattes obtenues. Si l'on dispose d'un bon appui, on peut finir en tapant avec une petite masse.
  • Le premier rivetage étant fait, enfiler les 2 demi-bagues, puis la dérive, puis la 2eme équerre ;
  • s'assurer que la dérive peut tourner librement ; pour cela il faut que l'espace entre les deux équerres soit supérieur à l'épaissuer de la dérive d'environ 2x1mm ; Si vous avez gardé la bague, il n'y a pas de problème : elle a la bonne longueur
  • laisser dépasser 1cm de tube à l'exterieur de la 2eme équerre et couper à la disqueuse
  • à l'aide de la disqueuse ; fendre en croix la 2eme extrémité du tube, puis ouvrir la croix puis écraser les pattes comme précédemment
Cette méthode très artisanale peu paraitre peu barbare. Elle a bien fonctionné : la dérive est sertie, tourne bien sur son axe et il y a une bague - meme en deux morceaux. Le cout est tres faible : moins de 4 euros.

Le problème paraissait au départ compliqué, la solution est simple.

Je publierai des photos du résultat lorsque j'en aurai.

Maintenant je vais naviguer le plus possible jusqu'à la fin de l'été.

L'hiver prochain, je refais la coque, ou bien je repeins l'intérieur...
Par fpn - Publié dans : 420 - Communauté : Voile légère
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 12:45
"Liston" c'est le nom des baguettes en bois qui protegent le tour du bateau. Si c'est bien vernis, c'est assez élégant. Nous avons la chance : il y en a sur les vieux 420. A partir de la fin des années 60, le bois a disparu au profit du plastique et c'est un prolongement du plat bord qui l'a remplacé.

Changer les listons est un sacré travail. Si on regarde un liston de près, on peut voir tous les 20cm des petits ronds dans le bois de la taille d'une tete de vis. A l'avant, le liston est plus mince et au bout, il y a 2 vis de chaque coté pour terminer la fixation. J'en deduis qu'il y a des dizaines de vis cachées sous des bouchons de bois. Il faudrait soit tout arracher et tout refaire, soit tout démonter avec le risque de ne pas pouvoir remonter avec les memes vis. Dans tous les cas, refaire proprement les bouchons de tete de vis me parait hors de ma portée. Récemment, j'ai trouvé sur le net une renovation qui résoud intelligemment ce probleme : elle utilse probablement des moulures standard pour décoration. Le probleme est que le bois n'est pas fait pour l'eau de mer et j'imagine que cela vieillira mal.

Après réflexion, je décide de ne pas retirer les listons, mais simplement de les revernir. Bien sur il faudra les poncer proprement avant.
Je pense que c'est la bonne décision, dans la mesure ou "mes " listons ne sont ni pourris ni décollés.

Il  y a cependant un endroit de chaque coté, a peu pres au niveau du taquet de GV, ou il y a un trou - une fente - entre le liston et la coque. Le bois a été mangé dans le temps. Je décide de nettoyer les fente aussi profondement que possible et d'imprégner de vernis.

Le bateau a déjà été rénové et du silicone blanc en dessous et transparent au dessus a été étalé généreusement . C'est vraiment laid. C'est long à enlever. Allez, ne te décourage pas ! C'est avec une lame de cutter large que j'enleve tout ca peu a peu au dessus. Le dessous (liaison coque-listons) est mieux fait. je le traiterai en meme temps que je referai la coque, si j'arrive jusque là.

Astuce : pour gratter le silicone, utiliser la partie non coupante à l'extrémité du cutter. Vous ferez un  "peeling" efficace.

Voici quelques images du poncage :






Ensuite, je scotche le dessus du flotteur au ras du liston, et je passe 3 couches de vernis "le tonkinois" - il faudra atteindre 6 ou 8 couches un prochain week-end.

Et hop, c'est fini.

Par fpn - Publié dans : 420 - Communauté : Voile légère
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 12:42
Vous etes impatients ? Je vous propose de regarder l'album.

Au préalable le capot a été repeint au gelcoat ainsi que la partie des flotteurs juste sous le brise-lame.

Je vérifie aussi plusieurs fois qu'il n'y a aucun cintrage, aucune torsion du bois. Il sera posé "plan".
En revanche, la pièce de renfort d'angle dans le "V" central, à la jonction des deux planches, est de section triangulaire, mais ce n'est pas un angle droit. ca fait probablement 110  ou 120 degré. Ca va etre plus dur. Je tente un gabarit que je taille dans un bout  de cageot (les coins des cageots sont triangulaires).


Voici la feuille de route :
Phase A : le collage des planches
phase B : le collage du renfort d'angle
trouver du bois & le tailler
trouver du bois & le tailler
ajuster le bois ajuster le bois
proteger contre les bavures de colle proteger contre les bavures de colle
pre-vernir le bois ; patienter
pre-vernir le bois ; patienter
coller les 2 planches au sika blanc coller les 2 planches au sika blanc
lisser la colle lisser la colle
retirer les protections retirer les protections
patienter 24h patienter 24h
retirer les serre-joints retirer les serre-joints

Trouver du bois
Je n'ai pas l'intention de remettre du CTP ni marine ni standard. Je veux du beau bois qui se rapproche du 420 version originale et/ou qui ressemble à mon barrot que je trouve de plus en plus beau.

Je retourne donc au chantier Charles Marine, en emportant les anciennes planches que j'ai arrachées proprement ; ca sera le gabarit  ; vous voyez le temps gagné ? J'explique mon cas. Ils connaissent parfaitement le travail du bois de mer. Chez eux, il y a des requins et des dragons partout. C'est meme un plaisir de leur rendre visite dans le petit port charmant de Noirmoutier (il faut avoir fait une fois dans sa vie l'entrée dans le port en fin d'après-midi - somptueux).
Nous convenons du bois, de l'épaisseur : 10mm et d'un excès de 10cm en longueur, pour éviter de reproduire le "trou" au centre.

Le lendemain je reviens pour prendre les 2 piècee taillée d'après le gabarit. Ce sera à moi de l'ajuster.
Le meme jour, je donne le gabarit de renfort d'angle sur lequel j'ai essayé de reproduire l'angle de 110 degrés. Devant moi, le menuisier taille puis rabote la pièce, assez longue car elle devra etre ajustée en haut et en bas - on comprendra pourquoi en regardant les photos : elle doit dépasser au dessus et en-dessous puis etre rabotée.

De retour sur mon chantier de marine à moi, je positionne la première planche. Bien sur elle est trop longue. C'est
au centre qu'il faut raccourcir. Il y a plusieurs contraintes :
  • - la 1ere planche (celle de gauche sur la photo) doit se positionner dans l'interieur du "V" du capot, Elle doit dépasser vers le haut dans le bon alignement vertical
  • - la 2eme planche doit venir contre la 1ere avec un maximum de contact. Comme je travaille par rabotage+limage+poncage à la main et sans établi, il y a forcément des arrondis qui se forment. 


On peut remarquer que j'ai choisi un "recouvrement" des planches contrairement a Antoine qui a choisi un biais sur chaque planche sur son Penn Koad (photo a droite)
La raison est simple : je ne peux pas etre assez précis avec mon matériel et sans établi.




En prenant le temps et en testant souvent les positions je parviens progressivement à mes fins. Il n'y a pas trop d'arrondis et je compte sur la colle sikaflex pour compenser.

Vernir le bois
Je passe toujours une ou deux couches de vernis dilué avec du White spirit sur du bois avant de le coller. Comme ca je suis sur que l'eau aura beaucoup de mal a pénétrer. Evidemment il y a un petit risque pour le collage. Mais moins que de fuite sur une surface non entièrement vernie.
Il faudrait attendre une bonne semaine après vernissage pour tension complète.

Protéger contre les bavures puis collage
La colle, on en met vite partout. Pour eviter cela, je mets du scotch de masquage type peinture au ras des collages. Je mets beaucoup de colle coté capot, puis je positionne la 1ere planche, puis je presse progressivement pour que ca déborde, puis je mets les serre-joints. Idem la 2eme planche. Je fait attention a ne pas mettre de sika blanc entre les deux planches : à cet endroit je veux du sika noir, celui qui collera en meme temps le renfort d'angle.

Pourquoi du sika noir pour le renfort d'angle ?
C'est une idée de Charles Marine : noir-sur-bois-vernis ca se voit moins que blanc-sur-bois-vernis. J'aurai donc a la fois un collage, un joint qui rattrappera l'imprecision de la piece (pocee à main levee) et de la discretion !

Collage du renfort d'angle :
Je positionne la piece obtenue au chantier Charles Marine. L'angle est trop faible. Je dois l'ajuster avec un outillage à main. J'y arrive tant bien que mal puis je colle. Comme la colle est noire, j'ai d'abord protegé mon capot blanc.


Je m'éloigne 15 jours et au retour c'est sec !



Je navigue ensuite une fois avec le bateau dans cet état général de restauration. La premiere fois, les vagues sont tellements hautes que je ne parviens meme pas à franchir la barriere des rouleaux. Jamais vu ca! Le brise-lame fait alors la preuve de son efficacité et encaisse sans broncher les paquets de mer. Le lendemain c'est plus calme et tout se passe bien.
J'ai peur d'arracher le foc et rapidement je rentre poncer les coins qui dépassent. Je vernis ensuite deux couches, puis je pose l'élastique de trapeze. Je navigue à nouveau. C'est impeccable.


Fournitures:
- sika 291 blanc
- sika 291 noir

- scotch de protection type peinture + un journal
- du paic citron (ca peut servir a lisser le sika sans s'en mette sur les doigts

- 10 serre-joints + quelques cales ; j'aime bien les petits serre-joints wolfcraft "automatiques"



-vernis "Le tonkinois"
-white spirit


-filoirs plastimo modele D ref 16681
-elastique au metre (2m50 environ, plus 0m50 pour la trappe de vidange)



Par fpn - Publié dans : 420 - Communauté : Voile légère
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 11:52
Je vais coller le brise-lame (que l'on doit aussi appeler "hiloires") sur la capot. Il me faut bien sur une surface de collage propre. Mais aussi, le capot est abimé. Et je me rends compte que l'on ne peut faire les choses que dans l'ordre suivant : d'abord la peinture du capot, ensuite le collage des hiloires.

Alors on y va. Voici le programme :
  1. retirer l'accastillage
  2. appreter la surface : poncer le capot
  3. étendre le gel coat
  4. poncer le gel coat jusqu'à perfection
Ensuite, revenir au collage des hiloires.

Retirer l'accastillage
il s'agit de la ferrure sur laquelle s'attachent l'étai et le foc. En fait il y a un tasseau, deux rondelles et deux écrous sous le capot. Un peu difficile a atteindre aussi j'envoie Louis, 9 ans, qui manie tres bien la clé de 10. Je décide de changer le tasseau, les écrous et les rondelles au remontage. Comme presque toutes les vis du bateau, c'est du 6mm.
On apercoit le long des listons à gauche les restes de barbouillage au silicone. Je les enlèves en frottant fort avec les doigts ou la paume de la main. Au cutter, aussi, avec le bout plat de la lame.

Appreter la surface : poncer le capot au grain 40 (sans forcer) ou 80 (moins risqué) pour enlever la peinture qui s'écaille.On voit sur la photol a résine jaunie sous la peinture plus blanche.

A ce stade il y a aussi le risque est d'abimer les listons en bois. Avant de procéder, je les protege au scotch peinture. Et je prévois aussi de nettoyer les listons un jour (en fait c'est pour bientot)


Etendre le gel coat puis poncer
Je fais une premiere tentative avec une seule couche de gelcaot blanc. Contrairement a ce que j'ai obtenu sur le tableau arrière, je ne parviens pas à éliminer les traces de rouleau. Je dois donc poncer, beaucoup, pour faire disparaitre les trainées qui forment une surepaisseur tres dure. Petit à petit je vois reapparaitre le capot sous le gelcoat.
A refaire.

Cette fois, je mets 2 couches de gel coat. Je ponce pour faire disparaitre les traces de rouleau. Ca marche mieux. Il reste encore des endroits légèrement trop poncés. La prochaine fois, je me promets d'avoir la main plus lourde sur le gel coat ou de mettre une 3eme couche.

Astuce : Entre deux couches, je n'attends pas le séchage complet mais juste un temps de durcissement partiel. C'est mieux si ca colle encore un peu au moment de passer la couche suivante.

A savoir : la résine polyester qui est dans le gelcoat est sensible à l'humidité à la chaleur (et au froid) En fait il seche "normalement" a 20 degré, pratiquement pas sous 10 degré et est inutilisabel en dessous de 5 degrés
Je travaille donc de la facon suivante :
  • je fais le gelcoat toujours par temps sec
  • en exterieur si pas de vent et tres sec et à l'ombre (il doit faire un peu "frais" disons 10-15 degré)
  • en intérieur si vent ou chaleur
Astuce  pour aller plus vite : Une fois le gel coat posé, je cherche parfois a accélérer le séchage/durcissement en sortant le bateau au soleil, soit une temperature supérieure a 25 degré en surface. Il fait plus chaud sur les surfaces exposées au soleil que dans le fond de l'air. Evidemment, il ne faut ni vent (=poussiere) ni pluie. Cette astuce a fonctionné en avril dernier et m'a permis de gagner quelques cycles de peinture/poncage ce qui est précieux pendant les week-ends trop courts.

Poncage :
Je procède comme suit : Avec précaution, je commence au 40. Les bosses sont "rapées". Il reste des petits "trous" des petites "cuvettes " des "rainures" que l'on remarque par ce qu'ils sont brillants à coté de la surface poncée qui est mat. Je passe au 80 et je fais disparaitre la quasi-totalité des cuvettes. A ce stade il faut savoir s'arreter. Ensuite le 120 et  le 180. IL ne reste plus qu'une surface lisse.

D'après ce que j'ai compris de la technique, on doit continuer avec du 400 du 800 et enfin du polish. Pour ma ponceuse, je trouve du papier jusqu'au 180. Je devrais continuer à la main. Le but étant de coller les hiloires en bois, j'estime que j'ai fait l'essentiel. La surface est belle. C'est vrai qu'elle ne brille pas. Je pense néanmoins que je pourrai faire briller plus tard.



Il faut bien entendu remettre la ferrure pour l'étai.  Je découpe un morceau dans le bois du vieux banc, je perce deux troucs de 6mm et je renvoie Louis sous le capot avec deux rondelles et deux écrous nylstop neufs. C'est une opération un peu délicate dont il sort vainqueur.





Mission accomplie.

Par fpn - Publié dans : 420 - Communauté : Voile légère
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 11:55
Je me lance dans la renovation du brise-lame. Celui d'origine a disparu, remplacé par du contreplaqué collé avec beaucoup d'araldite. .




Il a été raté à la jonction des planches et il y a un trou bouché a grand renforts de silicone gris. C'est mocheJe commence par retirer le plus de silicone possible pour revéler le trou




Ensuite, j'arrache doucement le bois à gauche. Je tente de conserver la pièce de bois en entier pour qu'elle serve de gabarit (ca fait ca de moins a faire ensuite)

Puis j'arrache doucement  à droite. Il reste des morceaux de bois et de gros paquets de colle époxy.






J'ai reussi a preserver une des pieces en entier, l'autre étant en deux morceaux. Je m'apercois qu'elles sont identiques. Je peux donc utiliser la pièce entière comme gabarit, en n'oubliant pas que je dois la rallonger un peut pour eviter de refaire un trou.



Je me rend compte que retirer la couche d'epoxy en poncant prendrait enormément de temps, meme au plus gros grain 40. Je tente un coup : je prends une disqueuse, outil habituellement utilisé pour tronconner du métal.

Ca entame bien l'époxy. En maintenant fermement l'engin, ca marche! Les principaux risques sont : d'entamer le flotteur au moment de decaper la partie extérieure (photo de gauche) ; d'entamer le capot a la jonction des deux cotés (photo de droite) ; d'entamer sa main ce qui est formellement interdit dans le cadre de la restauration d'un 420.

J'ai aussi décapé un peu le flotteur. En effet j'ai remarqué que le bois du brise-lame est découpé en arrondi de facon a épouser la forme du flotteur. Je pense à gel-coater et poncer le flotteur à cet endroit avant de coller le bois : après je ne pourrai plus accéder sous le capot.

Le brise lame en bois devra etre collé contre le capot. Or ce dernier est bien sale. Il a été repeint et la peinture s'écaille. Ce bateau a du rester longtemps au soleil. Si je ne refais pas le capot maintenant, je ne pourrai plus jamais le faire dans de bonnes conditions. Surtout, je ne pourrai pas garantir la meilleure étanchéité dans la liaison capot-brise-lame.

Il faut donc entamer l'étape 6 : peinture du capot

Ensuite, on reprendra avec le collage du brise-lame

Par fpn - Publié dans : 420 - Communauté : Voile légère
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